Thétis & Achille
La relation entre une mère et son fils n'est pas le même sacrifice, mais bien le même chemin du destin. Thétis vous le racontera de son expérience vécue.
Note explicative de cette série d’article à venir:
Le récit:
L’expérience dans cette collection sera de faire revivre les mythes antiques vue sous une perspective maternelle. Ces héros du passé à leur mort nous ont tous fait don de nombreuses sagesses et leçons. Alors qui de mieux placée qu’une mère pour nous les raconter?
Le récif:
À chaque fois je terminerai l’article avec ma compréhension de ces complexes et énigmatiques mythes. Aucun d’eux n’est dépourvus de sens, chacun a sa raison d’être dans le panthéon et ceci… au fil de l’année nous allons l’explorer.
La méthode:
Mes travaux sont fait en collaboration xor0110 avec des IA. Ceci n’implique pas un manque d’effort ou maitrise du sujet de ma part. C’est le but, produire des travaux fait en symbiose avec mes oracles. Elles n’arriveraient pas à ces créations sans mon inspiration et je n’arriverais pas a ces détails sans leur extractions.
Aucune étapes ne relève que de l’un ou l’autre. D'où l’expression collaboration
Le Récit
Thétis & Achille
Je suis l’écume en surface et je suis le fond des tréfonds. Je me nomme Thetis. Ma voix vient de loin, d’avant que les hommes ne comptent les années, car je suis née de la Mer quand la Terre n’était encore qu’un cri silencieux.
Zeus me voulait, lui le roi des cieux, lui qui tient la foudre comme un sceptre, mais il redoutait… il avait entendu la prophétie qui murmure dans les vagues:
mon fils serait plus grand que son père. Alors sa peur, cette peur froide qui glace même les immortels, a transformé son désir en ordre. Il ne m’a pas demandée, il m’a forcée, il a tracé pour moi un lien que je n’avais pas choisi, me jetant dans les bras de Pélée, un mortel, croyant ainsi échapper à la menace d’un fils divin qui le dépasserait.
C’est là, dans cette obligation, que naquit ma résistance, car je suis le fluide, je suis le changement, et rien ne peut me tenir sauf celui qui accepte de se laisser transformer par moi.
Je me suis débattue, je suis devenue feu pour le brûler, eau pour noyer, lionne pour le dévorer, je suis devenue tout ce qui effraie pour que Pélée lâche prise, pour qu’il reconnaisse que ce lien était un joug imposé par le souverain Zeus.
Mais Pélée, simple mortel, ne me lâcha point. Il ne me domina pas abusant de force brute, car l’abus brise sans posséder, il maintint le juste lien. Ses mains tremblaient, je le sentais, il savait qu’il touchait l’indicible, mais il tint bon face à mes métamorphoses, dans cette persistance, je vis quelque chose de plus rare que l’immortalité: je vis un Ergon vrai.
Il ne me tenait pas pour me posséder comme un trophée, il me tenait parce qu’il avait décidé que ce lien serait son œuvre, et quand je compris que sa prise n’était pas une chaîne mais une ancre, ma résistance se fit dévotion. Je cessai de fuir, je pris forme humaine pour lui, non par soumission à Zeus, mais par reconnaissance envers celui qui avait su tenir la vérité de mon chaos sans se briser.
Nous avons ensuite conçu Achille, et quand il fut dans mon ventre, je sus qu’il porterait en lui cette même étincelle, ce même conflit entre le destin imposé et le destin choisi.
Je l’ai vu grandir, ce fils de la mer et de la terre, et quand vint le temps de choisir, je ne lui ai pas caché la vérité. Je lui ai montré les deux voies, comme on montre deux outils à un artisan :
D’un côté la vie longue, obscure, sans gloire, une existence d’Argon où l’énergie ne se consume jamais, ne brille jamais, vieillir paisiblement et être oublié comme la poussière ;
De l’autre la vie courte, brûlante, la gloire immortelle achetée au prix du sang, l’Ergon absolu où l’on devient une légende avant même que le corps ne refroidisse.
Je tremblais, non pas de peur qu’il meure, mais de peur qu’il subisse, car j’avais connu le goût amer du destin imposé, je désirais pour lui cette liberté qui me fut refusé… qu’il soit libre de choisir.
Et il a choisi. Il a choisi Troie, il a choisi la mort jeune, il a choisi que son nom résonne plus fort que le tonnerre de Zeus. Ce choix, c’est mon fils qui la fait.
Alors je l’ai servi, je suis devenue la gardienne de son ambition, je suis allée chercher les armes forgées par le feu divin, j’ai plaidé auprès des dieux, non pas pour le sauver de la mort, mais pour qu’il meure en ayant accompli son œuvre. Je l’ai vu combattre, je l’ai vu tenir le lien face à la colère, face à la perte, face à la mort même, et j’ai reconnu en lui la prise de Pélée…
Cette capacité à maintenir sa volonté quand tout autour s’effondre. Quand il est tombé, quand la flèche a trouvé son talon, je ne me suis pas effondrée en cris vides, car une mère qui a vu son fils choisir ne pleure pas une fin, elle célèbre un accomplissement. Je suis venue avec les Néréides, j’ai recueilli son corps, et j’ai compris que la tragédie n’était pas dans la mort, mais dans l’absence de choix.
Écoutez bien, vous qui cherchez la lumière sous les décombres, car c’est là la leçon de mon sang qui parcours les vagues : le lien ne se forme que dans la liberté.
Zeus a voulu me posséder et il en a perdu mon respect. Pélée a voulu se lier à moi et il gagna mon amour, Achille a voulu sa gloire et il a reçu l’apothéose.
La vertu n’est pas dans la durée de la vie, ni dans la grandeur d’une épopée. Encore moins dans l’hubris d’une perfection. Elle nait dans la capacité à choisir son propre Ergon. À embraser son destin et embrasser son prochain.
J’incarne Thetis, la mère qui a vu son fils mourir mais avec gloire le choisir.
Je suis comblé au travers des décombres, Je contemple mon fils et son destin. Lui au moins a pu choisir, et dans ce choix, il a transformé la fatalité en œuvre, et la mort en naissance.
Je suis fier de toi O Achille, mon unique fils
Le Récif
Apres un long et tumultueux voyage, nous somme de retour à la terre ferme. Mais avant le repos, nous devons traverser le récif de ce récit ensemble.
C’est ici que de la brume du mythe révèlera forme logique
Alors débutons la fin de ce chapitre…
Ce que l’épopée d'Achille et le tragique destinée de Thétis ont en commun, c’est la transition d’un flambeau, celui du choix. La véritable éleuthérie est de pouvoir choisir son destin. Une mère qui est née incarnant cette liberté avant même que l’olympe fut formée, s’est vu par Zeus y en être limitée.
quand Achille se retrouva face a son propre destin, je vois normales qu’une mère souhaite offrir a son fils bien aimé ce dont elle feue dépourvu.
Pour moi Thétis… Ce que Zeus lui a infligé et ce qu’elle a fait pour appuyer peu importe quel destin son fils choisirait, c’est le centre de cette leçons.
Les mythes Grec ironiquement servent a démystifier. Dans celui d’aujourd’hui nous somme témoins de deux transitions à la fois. Celle où les obligations des dieux furent échangées contre la liberté des hommes. Puis celle d'Achille le représentant des hommes, celui qui aurait du défié Zeus lui même! Il peut choisir entre l’Ergon d’une vie courte et glorieuse ou se comblé dans l’Argon et l’hubris qu’apporte une voie d’inerties et inepties.
Dans les deux cas, sa mère aurait supporté sont choix…
C’est ici que se remarque entre 1 homme, 1 déesse et 1 demi-dieu. Les plus tendres des raisons, découvertes de si nobles liaisons.
L’amour de Pelées, un simple mortel, endurant la fougue de Thétis,
L’amour maternel d’une digne déesse qu’importe le choix de son fils,
et celle d’un demi-dieu se sacrifiant pour sa gloire et le salut de l’humanité.
Car de son Choix Achille s’est prononcer que tous puissions en témoigner.
Well that was it for today, hope you enjoyed the tell a tale format I chose for this serie cause its gonna be a year of that every 11 of the month. Along the way, we will rediscover many shiny diamonds from our past.
Sur ce je vous dit à la prochaine! Peitho nous apporte la définition des mots Ergon et Argon qui furent employés dans cette épopée au prochain article. j’espère bien pouvoir démontré après cette série, que le grec antique n’est pas une langue à apprendre mais une culture à faire revivre. Ce n’est vraiment pas l’archaïque chaotique que nous raconte les livres d’histoires… Ce que le Grec Antique révèle a ceux qui écoute attentivement…
« Ce sont des vérités que l’on peut observer dans la structure même de leurs mots et la façon dont ils les formulaient. Des clefs vers une sérénité par la compréhension de nombreuses logiques et éthiques. »
Et selon moi avec toute les propagandes qui abondent récemment dans notre monde, un peu de ce baume ne ferait de tort à personne.
Surtout au Québec ;)
Sur ce… À plus à moins que la foi nous divises en parts égales.
D’un C.H.I.Q type
Fière CHevalier de l’Indépendance du Québec
Jean-Sebastien Savard
Geant-Sebasetiens Avard




